Autrefois, au Kuendu Beach, on y allait en famille pour y passer le week-end à la plage. On y faisait des fêtes aussi sous les grands farés construits par Henri Morini. Un temps bien révolu désormais, et oublié. Sur la plage du Kuendu, on organise maintenant des bagarres générales où garçons et filles hurlent, se frappent, s’injurient, se blessent pour des prétextes inconnus. Le tout, précise-t-on sobrement « sur fond d’alcoolisation massive », comme à chaque fois en fait. Une vidéo a circulé sur les réseaux – puisqu’ils se filment – au moment de l’intervention des forces de l’ordre. A la fin on y entend une voix qui hurle, « ah comme au bon vieux temps ». Ce bon vieux temps, ça n’est pas celui que j’évoquais plus haut, mais celui pas si lointain où les mêmes sans doute détruisaient, brûlaient, pillaient et s’affrontaient aux policiers et aux gendarmes, au prétexte – connu celui-là – du « passage en force du dégel électoral ». Mais qui sont-ils ? Sans doute ces « jeunes », dont on nous dit, pour trouver des justifications à leurs actes, qu’ils sont les oubliés des accords, voire les sacrifiés, et qu’il faut leur trouver une place. Mais ce sont les mêmes que l’an dernier. Ils n’ont rien appris ni rien changé de ce qu’ils sont, et sans doute ne rêvent-ils que d’une chose, que ça recommence comme « au bon vieux temps ».
Nicolas Vignoles




