Une peine de deux ans de prison ferme a été prononcée par le tribunal correctionnel de Nouméa à l’encontre d’un homme de 33 ans pour avoir tiré sur la brigade de Tadine, la nuit du 25 août. A son procès, il n’a pas su expliquer ce geste insensé. Les gendarmes avaient relevé dix-huit impacts, dont sept perforants, sur la fenêtre d’un bureau.
Un miracle que personne n’ait été touché. C’est sous les yeux de son grand-chef, Hippolyte Sinewami-Htamumu, venu en personne à l’audience, qu’Allan E. a comparu devant le tribunal correctionnel de Nouméa. Une présence rare tant le dossier est d’une extrême gravité : pour le prévenu, qui encourt dix ans de prison ; pour les gendarmes, qui ont frôlé la mort ; pour l’île de Maré, enfin, dont l’image est ternie par ce geste insensé.
Le 25 août dernier, vers 4 h 30 du matin, un adjudant vient de s’asseoir à son bureau, rapidement rejoint par deux collègues. Ils sont en tenue d’intervention. Le centre d’opérations et de renseignement de la gendarmerie, basé à Nouméa, vient de les avertir qu’une institutrice leur a signalé la présence d’un homme louche aux abords de sa maison. L’individu aurait frappé lourdement à la porte de chez elle pendant plusieurs minutes sans qu’elle n’ose ouvrir. Les gendarmes de Tadine se préparent donc à se rendre chez l’institutrice pour la rassurer et tenter d’identifier l’homme qui l’a importunée au milieu de la nuit.
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Jean-Alexis Gallien-Lamarche




