Deux jeunes hommes ont été condamnés pour leur participation au cambriolage spectaculaire de la station-service Mobil de Moindou, en juillet, alors qu’ils étaient en cavale après s’être évadés de la prison de Koné deux mois plus tôt. Ils ont assumé leur participation devant le tribunal, après avoir nié tout au long de la procédure.
Ils avaient besoin de faire durer leur cavale dans le temps. Depuis leur évasion du centre de détention de Koné, le 13 mai, jusqu’à leur interpellation à la fin du mois de juillet, Yaël M. et Jacques N. vivaient cachés en Brousse, passant de cachettes en tribus à des expéditions nocturnes dans des voitures volées. Les gendarmes les ont toujours soupçonnés d’avoir commis une impressionnante série de vols et de cambriolages pendant leur fuite en ayant constitué des équipes à tiroirs. Dans la nuit du 1er au 2 juillet dernier, vers trois heures du matin, deux voitures volées s’approchent doucement de la station-service Mobil de Moindou. Un pick-up Isuzu D-Max manœuvre alors en marche arrière et percute violemment le rideau métallique de la boutique. L’accès est dégagé. Aussitôt, neuf individus mettent pied à terre. Ils sont décidés à repartir les bras chargés. Le commando s’engouffre dans le magasin et commence à tout piller. Pendant qu’une partie du groupe charge la benne arrière, les autres fouillent les rayons. En seulement quatorze minutes, les malfaiteurs remplissent le véhicule de nourriture, de boissons, d’outillage, de cigarettes, de cartes Liberté et de divers autres produits. Puis, ils disparaissent dans la nuit. Le lendemain, c’est la consternation pour le gérant et les employés. Le préjudice, évalué à 1,1 million de francs, est évidemment un coup dur. Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Jean-Alexis Gallien-Lamarche



