Renouvelé à son poste de directeur du Port autonome de Nouvelle-Calédonie en août 2024, Karim Ouni s’est vu attribuer une indemnité de logement mensuelle par le membre du gouvernement Gilbert Tyuienon. Une décision que le Haut-commissaire estime illégale et que la justice devra trancher.
Un petit avantage qui fait de grosses vagues. Selon nos informations, le Haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie a saisi la justice administrative pour contester la légalité d’un arrêté signé par Gilbert Tyuienon, alors membre du gouvernement en charge des infrastructures publiques et du transport maritime. L’arrêté, daté du 29 août 2024, renouvelait Karim Ouni dans ses fonctions de directeur du Port autonome de Nouvelle-Calédonie, un poste qu’il occupait déjà depuis un mois, en remplacement de Brice Kiener. Le texte comporte un article de deux lignes qui a fait tiquer les services de l’État : l’attribution à Karim Ouni d’une indemnité de logement forfaitaire de 25 000 francs par mois. Le hic ? Le Haut-commissaire considère que cette « prime » n’a pas de fondement légal et que rien dans les textes ne permet de verser une telle somme.
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Jean-Alexis Gallien-Lamarche




