Centre médico-social de Thio, caserne de gendarmerie de Bourail… Un entrepreneur du BTP a comparu pour de vastes escroqueries aux marchés publics de la province Sud et de mairies. Jusqu’au bout, il a tenté de faire porter le chapeau à son ancienne secrétaire. Révélations sur un pillage organisé de l’argent des collectivités.
C’est une fraude de grande envergure qui se chiffre en plusieurs dizaines de millions de francs. D’après nos informations, un gérant de société du BTP, implanté à Bourail, a été reconnu coupable d’une vaste escroquerie commise au préjudice de la province Sud, des mairies de Bourail et de Poya ainsi que de la Société immobilière de Nouvelle-Calédonie (SIC). Cette affaire n’aurait, sans doute, jamais vu le jour sans les aveux de son ancienne secrétaire devant les gendarmes. Alors qu’elle était interrogée en garde à vue dans une autre affaire financière (lire l’encadré), cette employée a révélé les pratiques malhonnêtes de son employeur qui lui auraient permis de remporter des marchés publics entre 2017 et 2019. Ses révélations ont ensuite entraîné l’ouverture d’une enquête fastidieuse et complexe.
Au fil des investigations des enquêteurs, il a été découvert que cet entrepreneur, spécialisé dans le terrassement, a falsifié de nombreuses attestations pour constituer des dossiers d’appels d’offres de certaines collectivités. Cinq chantiers auraient été frauduleusement remportés : les constructions du centre médico-social (CMS) de Thio, de la caserne du peloton de surveillance et d’intervention à cheval (Psic) à Déva, un marché d’assainissement pour la mairie de Bourail, une construction pour la SIC ainsi qu’un réservoir d’eau pour la municipalité de Poya. Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.



