Il y a quelques soirs de cela, les signataires UNI-Palika ont tenu une réunion publique à Poya pour expliquer et défendre l’accord de Bougival. Ils y avaient convié le député Nicolas Metzdorf, qui les en a remerciés au travers d’un post Facebook. Cette publication a déchaîné un torrent de haine et d’insultes qui interloque en même temps qu’il fait froid dans le dos. Même un élu comme Sylvain Pabouty s’y est mis. « Puisque c’est devenu chez toi, Poya… par la force, écrivait-il ainsi. La résignation, à ne pas confondre avec résilience et encore avec résistance, est de mise chez les colonisés… » On en est donc là du débat, de l’échange et du dialogue ! Mais c’est aussi à cause de cette radicalité à la fois brutale et stupide, que ceux des militants qui sont confrontés chaque jour aux conséquences de l’insurrection désertent les mobilisations et les rassemblements. Dans son jusqu’au-boutisme sans réflexion ni pensée, le FLNKS et ses groupuscules comme la Dynamik Unitaire Sud de Sylvain Pabouty se perdent et perdent de l’audience. A fortiori lorsqu’ils expliquent doctement à leurs électeurs que finalement l’indépendance ne sera pas pour demain, mais qu’il faudra « aller chercher Kanaky » plutôt pour 2027 « si les conditions sont réunies ». Ils sont beaucoup au sein des troupes indépendantistes à se rendre compte que là où on les a conduits le 13 mai, on n’en revient pas indemne, et que l’on court sans doute dans une impasse.
Nicolas VignolesÂ




