Dans la nuit du 17 au 18 septembre, la station des Utilités, située au sein du complexe industriel de Prony Resources, a enregistré de fortes concentrations en dioxyde de soufre d’origine industrielle. L’association de surveillance calédonienne de la qualité de l’air est formelle : un dépassement du seuil réglementaire de dioxyde de soufre (SO₂) pour la protection de la végétation a été mesuré à partir de 22h45 le mercredi 17 septembre. Pas de doute sur l’origine de cette pollution. Dans le Grand Sud, le SO₂ est « uniquement d’origine industrielle au niveau de l’unité de production d’acide sulfurique, du tas de soufre et de la centrale thermique », indique Scal’Air. Le seuil limite (570 µg/m³) a été franchi à 0h45, avec une concentration de 586,1 µg/m³. Le pic a atteint 638,4 µg/m³ entre minuit et 1h. L’épisode s’est terminé à 2h, avec une concentration retombée à 99,4 µg/m³. Selon Scal’Air, ce dépassement est lié au redémarrage de l’usine d’acide après une phase de shutdown. Les conditions météorologiques – des vents faibles à modérés d’est à nord-est – ont favorisé la dispersion des fumées vers la station de mesure. C’est grave docteur ? « Pas d’impact référé par l’OMS sur la santé humaine, indique la directrice de Scal’Air, Manina Tehei. La seule référence correspond à un impact sur la végétation ». La règlementation autorise 9 dépassements dans l’année. C’est le premier de 2025 et même depuis 2023.
Béryl Ziegler




