Les commerçants du centre-ville de Nouméa font face à une chute de fréquentation drastique depuis les émeutes. Entre stationnement payant, présence accrue de SDF et incertitudes politiques, ils peinent à entrevoir une relance.
Depuis plusieurs mois, la situation du commerce en centre-ville de Nouméa et des autres communes inquiète. Dans un récent post sur les réseaux sociaux, le président de la CCI, David Guyenne, soulevait une situation préoccupante et appelait à redonner de l’attractivité aux cœurs de ville désertés. « À Nouméa Centre-ville, 1 commerce sur 6 est vacant. Au Mont-Dore, la vitalité commerciale recule. Les émeutes de 2024 n’ont fait qu’accélérer une tendance déjà là », écrivait-t-il. Jean-François Bonnard, co-gérant de Clavinova, explique que « depuis les émeutes, on a une grosse perte de chiffre d’affaires, autour de moins 30 à 35 % en moyenne ». Il ajoute qu’il espérait une reprise après la chute initiale, mais constate qu’« on continue de régresser, 2 à 3 % de moins chaque mois par rapport à l’année dernière ». Pour lui, les difficultés ne sont pas seulement conjoncturelles. « C’est un mal pour un bien mais il y a des travaux avec une route fermée par moment, plus de place de parking du tout, ce qui était déjà la problématique du centre-ville avant. » Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
*Prénoms d’emprunt
Légende photo : Arielle, comme beaucoup d’autres commerçants, espère que la situation politique s’améliore pour voir la fréquentation du centre-ville augmenter.
Claire Rio-Pennuen




