Le gouvernement a pris hier matin un arrêté pour rendre obligatoire la déclaration de l’ensemble des ruchers de Nouvelle-Calédonie, qu’ils soient professionnels ou amateurs.
La déclaration des ruches avait été rendue obligatoire en janvier 2024 sur les communes de Nouméa, du Mont-Dore et de Yaté, après qu’un groupe d’abeilles porteur du parasite Varroa ait été intercepté sur un paquebot en provenance du Vanuatu. Une surveillance épidémiologique particulière avait été mise en place dans ces trois communes, avec notamment l’analyse de prélèvements par le SIVAP, et l’interdiction de tout déplacement de ruches. Ce parasite qui détruit le système immunitaire des abeilles est déjà présent dans la quasi-totalité des pays de la région, comme le Vanuatu, la Nouvelle-Zélande, l’Australie, la Papouasie-Nouvelle-Guinée ou encore Fidji, et pourrait facilement être introduit en Nouvelle-Calédonie, par exemple dans un porte-conteneur. Or, le territoire est jusqu’ici indemne de la majorité des pathogènes des abeilles mellifères : la pression pesticide y est donc faible, et l’apiculture s’y développe dans un contexte particulièrement favorable.
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Légende photo : Les abeilles de Nouvelle-Calédonie sont exemptes de la plupart des agents pathogènes connu
Isabelle Peltier




