Depuis que François Bayrou a engagé la responsabilité de son gouvernement sur une déclaration de politique générale, son ministre des Outre-mer multiplie les interventions médiatiques.
« Questions politiques » sur France-Inter, Franceinfo et Le Monde. Il veut éviter l’inévitable, à savoir la chute du gouvernement Bayrou qui, selon lui, ouvrirait « une crise de régime ». Il en a donc appelé à nouveau à la responsabilité des forces politiques de gouvernement, y compris au Parti socialiste. Pour lui, une nouvelle dissolution amènerait le Rassemblement national au pouvoir, et donc faire tomber le gouvernement Bayrou, réclamer des législatives anticipées, c’est donner le pouvoir « gratos » au parti de Marine Le Pen. Mais le ministre des Outre-mer s’inquiète aussi et surtout pour la Nouvelle-Calédonie. Et il s’adresse aux groupes politiques nationaux : « Je le dis très modestement, en Calédonie on dit avec respect et humilité, et donc avec beaucoup d’humilité, je dis aux forces politiques nationales : attention, il y a le dossier de la Nouvelle-Calédonie. Donc, il faut repousser les élections provinciales, ça le Sénat a prévu de le faire à la fin du mois de septembre et il faut engager, on le fera en Conseil des ministres je l’espère, une réforme constitutionnelle qui permettra notamment aux Calédoniens de voter au mois de février sur cet accord. »
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Légende photo : Le vote de confiance qui menace le gouvernement de François Bayrou aura lieu le 8 septembre prochain.Â
Nicolas Vignoles




