L’Autorité de la concurrence organise un colloque économique international, depuis hier après-midi et jusqu’à vendredi midi. L’ACNC a convié des économistes pour réfléchir à l’intégration régionale et aux enjeux pour les petites économies insulaires. Détails avec Stéphane Retterer, son président.
La Voix du Caillou : Quels sont les objectifs de ce colloque économique international « Concurrence et intégration régionale – Enjeux et défis pour les petites économies insulaires » ?
Stéphane Retterer : Nous travaillons sur l’ouverture de la Nouvelle-Calédonie à sa région. Avec ce colloque, nous nous inscrivons aussi dans la durée : il s’agit en effet d’un premier pas vers une réflexion globale destinée à réformer le système économique local. Une réflexion à laquelle nous associons bien sûr le gouvernement, et les entreprises, notamment au travers des ateliers. Faut-il déréglementer certaines normes phytosanitaires pour aider les entreprises à exporter et s’approvisionner plus facilement et moins cher ? La Nouvelle-Calédonie doit identifier ses forces pour mieux se projeter dans la région, mais aussi pour augmenter ses capacités de production. Elle doit travailler sur ses filières et étoffer ses réseaux. Ce sont quelques-uns des objets de ce colloque. L’autre particularité de cet événement, c’est que l’Autorité de la concurrence, qui l’a organisé, va en quelque sorte en être le spectateur : nous avons invité des économistes pour aborder avec nous tous ces sujets, et aider le territoire, au travers de leurs analyses et leur expérience, à s’intégrer dans son bassin régional. Ce colloque n’est pas une fin, c’est un commencement.
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Propos recueillis par Isabelle Peltier



