Avant l’arrivée à Nouméa du ministre d’État, ministre des Outre-mer, le président du FLNKS a adressé un courrier au président de la République, Emmanuel Macron.
Emmanuel Macron et Christian Tein se connaissent. Ils s’étaient rencontrés lors de la dernière venue du chef de l’État en Nouvelle-Calédonie, en 2024, alors que celui qui n’était encore que le chef de la CCAT avait été placé en résidence surveillée. Tein s’était engagé à l’époque, en plein pendant l’insurrection, à faire la tournée des comités locaux de la CCAT pour mettre fin aux violences. Autant dire que les résultats n’avaient pas été à la hauteur des espoirs. Depuis cette rencontre, les choses ont bien évolué, et pas dans le bon sens.
Non à Bougival
Dans ce courrier, Christian Tein explique pourquoi le FLNKS a décidé de rejeter l’accord de Bougival. « Le FLNKS », écrit-il, « rejette sans équivoque ce texte, qui ne peut être considéré ni comme un compromis ni comme l’expression d’une reconnaissance mutuelle des droits fondamentaux. Le projet d’accord de Bougival s’écarte totalement de la finalité de l’accord de Nouméa qui prévoit, en son point 5, que ”l’État reconnaît la vocation de la Nouvelle-Calédonie à bénéficier, à la fin de cette période, d’une complète émancipation”. »
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Légende photo : Christian Tein, président du FLNKS, ici en visio le 9 août lors du 45e congrès extraordinaire du FLNKS, à la Conception. Le dirigeant intervenait depuis la Métropole, où il est placé sous contrôle judiciaire.
Nicolas Vignoles




