La conférence de presse du FLNKS s’est révélée être sans surprise : tout avait déjà été dit et redit. C’est donc un rejet franc et massif de l’accord de Bougival, le FLNKS « considérant » que ce compromis politique « représente un affront à l’égard du peuple kanak », dont il se dit l’unique représentant légitime.
La synthèse est simple : rejet total de Bougival, revendication d’un « accord de Kanaky », pas de participation au Comité de rédaction, ouverture de négociations uniquement avec l’État et seulement en vue d’obtenir l’indépendance, et menées par Christian Tein, plus des élections provinciales dès cette année pour profiter du fait qu’à cette date le corps électoral calédonien sera toujours gelé. Deux éléments toutefois doivent attirer l’attention, en particulier celle de l’État. D’abord, le FLNKS menace : il « met en garde l’État contre toutes nouvelles tentatives de passage en force ». Ensuite, il « engage l’ensemble des forces vives indépendantistes à tout mettre en Å“uvre pacifiquement pour stopper l’agenda de l’État prévu à Bougival ». Alors certes, le terme « pacifiquement » est mentionné, mais de la même manière qu’il l’était déjà en 2023 et 2024 dans les appels à manifester contre le dégel du corps électoral.
Ce contenu est réservé aux abonnés.
Connectez vous pour y accéder !
Nicolas Vignoles



