Profanation de la tombe de Jacques Lafleur

La sépulture du leader emblématique, signataire des accords de Matignon-Oudinot et de Nouméa, a été profanée. Des excréments ont notamment été découverts au pied du tombeau familial, au 4e Kilomètre.

« Des faits intolérables portant gravement atteinte à la dignité humaine », a communiqué hier après-midi le procureur de la République Yves Dupas. Des faits découverts lundi après-midi aux alentours de 15 heures par les services de police. Un tee-shirt avec les inscriptions « Jesus, the way, the truth » était attaché à l’une des colonnes du caveau. Et, au pied de ce poteau, « des excréments potentiellement d’origine humaine ».

Les faits auraient été commis entre le 6 et le 11 août. « Des investigations de police technique et scientifique ont immédiatement été menées et des prélèvements sont en cours d’exploitation. Les enquêteurs procéderont prochainement à l’audition des membres de la famille du défunt », précise encore le communiqué du procureur de la République.

Cet acte, qui intervient dans un contexte politique troublé, provoque évidemment la consternation. Hier après-midi, Sonia Backès s’en est émue dans un post Facebook : « Quelle honte ! Ce n’est pas la peine de parler de Terre de Partage quand on ne respecte pas les morts. J’espère qu’il sera vite retrouvé et condamné », a lancé la présidente de la province Sud, rejointe par des centaines de réactions indignées.

Ce n’est pas la première fois que l’on s’en prend à la mémoire de Jacques Lafleur, décédé le 4 décembre 2010. La stèle qui lui rendait hommage à Ouaco avait été abîmée une première fois en 2014, avant d’être détruite en 2019.

Le procureur de la République Yves Dupas précise que « le délit de violation de sépulture est puni de la peine maximale de 5 ans d’emprisonnement ainsi qu’à une amende de 9 millions CFP s’il est commis en raison de l’appartenance ou de la non appartenance vraie ou supposée de la personne décédée à une ethnie, une nation, une race ou une religion ».

En janvier dernier, après la profanation à coups de masse de la tombe de Jean-Marie Le Pen, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau avait réagi sur X, déclarant notamment que « le respect des morts est ce qui distingue la civilisation de la barbarie ».

Isabelle Peltier

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1 COMMENTAIRE

  1. L’abjection totale. Elle est belle la Terre de Partage, Terre de Parole.
    Monsieur Tein , le foutage de gueule c’est vous et le fiston mollasson de Tjibaou.
    Il ne faut pas oublier que le père de ce dernier ne s’est pas serrer la main tout seul.
    Jacques Lafleur est sans doute – avec le sénateur Dick Ukeiwe et Jean Lèques- le véritable défenseur de la Nouvelle-Callédonie Française.
    Ces hommes étaient des LOYALISTES, et pas des “non indépendantistes”.