Un mois après sa signature en région parisienne, la Ligue des droits de l’homme de Nouvelle-Calédonie apporte son soutien à l’accord de Bougival.
Signé le 12 juillet, l’accord de Bougival continue de susciter l’adhésion. Dans un communiqué, la Ligue des droits de l’homme territoriale, présidée par Gérard Sarda, « salue le courage de ses signataires et les qualités propres d’un ministre d’État ». Elle compare le rôle de Manuel Valls à celui de Michel Rocard ou Lionel Jospin, soulignant qu’il a su « faire face aux difficultés et agir avec détermination pour aboutir à un document adopté et signé » à Bougival par 18 responsables politiques représentant « les deux légitimités ».
« Des ajustements partagés » sont espérés
Pour la LDHNC, cette signature est la preuve que « si les Calédoniens se rencontrent enfin en renonçant aux clivages et aux ressentis qui les opposent, construire le “nous” n’est pas impossible, dès lors que l’objectif d’un vivre ensemble devient à nouveau la préoccupation centrale ». L’organisation prévient toutefois que « des ajustements partagés et des expertises juridiques sont nécessaires » avant de passer du « compromis » à la mise en œuvre concrète de l’accord. Elle juge « incompréhensible » le volte-face de l’Union calédonienne qui, « après avoir choisi ses émissaires, les désavoue maintenant ».
Enfin, l’instance se dit « consciente de l’extrême gravité de propos menaçant de mort certains des signataires revenus au pays » et « condamne avec force de tels agissements ». Dans ce contexte fragile, la LDHNC appelle tous les acteurs à privilégier le dialogue et à construire ensemble « un avenir apaisé et solidaire » pour la Nouvelle-Calédonie.
Légende photo : La LDHNC n’a pas apprécié certains propos tenus samedi lors du 45e congrès du FLNKS, à la tribu de la Conception, au Mont-Dore.
Béryl Ziegler



