Tous les responsables politiques ne reviennent pas sur leur signature moins d’un mois après. Fort heureusement, certains tiennent leur engagement.
Alors que les dirigeants du FLNKS, qui se sont rassemblés samedi à la tribu de la Conception, au Mont-Dore, semblent partis (ils devraient le confirmer ce mardi) pour enterrer l’accord politique qui avait été trouvé et signé conjointement par l’ensemble des délégations politiques (y compris la leur) le 12 juillet à Bougival (en région parisienne), ceux des autres mouvements, nettement moins radicaux, ont une vision et une action totalement opposées puisqu’ils font campagne, partout sur le terrain, pour convaincre les militants et les sympathisants du bien-fondé de ce compromis qui le mois dernier avait été qualifié d’ « historique ». Ainsi, jeudi dernier, Sonia Backes, cheffe de file des Loyalistes, était à Ouégoa. Lors de chaque déplacement de ce genre ces dernières semaines, confie-t-elle, « je demande aux auditeurs attentifs de donner leur avis à la fin » sur l’accord, avec trois propositions : « pour », « contre » ou « je ne sais pas encore ». La présidente de la province Sud se félicite du résultat obtenu à Ouégoa, ce « petit village de résistants » : « 100 % pour l’accord ! »
Anthony Fillet



