Ceux des indépendantistes qui s’opposent à Bougival, avec d’ailleurs beaucoup de hargne et de virulence, sont les mêmes qui voudraient nous faire oublier le 13 mai, ou nous faire croire qu’il ne s’agissait que d’une révolte sociale. Mais les faits, même encore aujourd’hui, leur donnent tort. L’insurrection politique qu’ils ont planifiée, provoquée, connaît encore des soubresauts, au travers ne serait-ce que dans les faits de délinquance que l’on connaît de manière quotidienne. Elle en connaît aussi dans notre économie en ruine, dans ces commerces qui, à bout de souffle, finissent par tirer le rideau, ces entrepreneurs éreintés d’inquiétude pour l’avenir. Des conséquences encore dans cet appauvrissement du peuple, ce même peuple à qui, par la force, les radicaux voulaient « offrir » l’indépendance, et qui, sans emploi ni revenu, ne sait plus comment se nourrir. Se nourrir et se soigner. Être soigné par des soignants en nombre de plus en plus restreints, lassés des insultes, des menaces, de la haine, mais qui travaillent encore sans compter leurs heures, bien qu’étant à bout et ne sachant plus quoi faire face au trop-plein de demandes. Nous payons donc les conséquences de ces inconséquences politiques que les mêmes réitèrent dans leur opposition forcenée à un accord qui offre, quoi qu’on en pense, des perspectives de relance, de reprise et de paix.
Nicolas Vignoles



