Ce mercredi soir à l’université, les signataires de Bougival, ceux qui n’ont rien renié au prétexte qu’ils n’avaient pas paraphé, se sont tous retrouvés pour expliquer l’accord au monde économique. Ils étaient tous là, assis côte à côte à la même estrade. Et ils ont dit qu’une fois leurs bases respectives informées, des réunions communes auront lieu sur toute la Nouvelle-Calédonie, y compris aux îles, n’en déplaise au « royaume de Gureshaba » et à son suzerain. L’accord de Bougival n’est pas seulement historique, il est fondateur, en ce que des options et des convictions totalement opposées parviennent à trouver, d’abord un chemin commun, mais surtout le moyen de se confronter dans le respect, la paix et l’intelligence. C’est très exactement ce que n’a pas compris, ou se refuse à comprendre, l’UC-FLNKS CCAT dans sa logique guerrière, raciste, haineuse. L’accord de Bougival, c’est le « pari de la confiance », mais on voit bien dans les déclarations de ceux qui ont pris leurs responsabilités, et de ceux qui sont incapables d’assumer leurs faits et gestes, à qui on peut accorder notre confiance. La réunion de ce mercredi était porteuse d’espoirs au pluriel et d’un message fort d’un possible avenir. « N’aime dans ton présent que sa part d’avenir » disait Jacques Brel. Nous concernant, et au sortir de cette réunion, il n’avait jamais eu autant raison.
Nicolas Vignoles



