Entendant du bruit en bas de chez eux, de nuit le 18 décembre dernier au Faubourg-Blanchot, et constatant qu’un groupe d’individus alcoolisés était en train de courir et de dégrader deux véhicules, dont un appartenant à leur famille, un père et sa fille sont descendus. Ils ont été pris à partie. Lui s’en sort avec sept jours d’interruption totale de travail (ITT), sa descendance avec trois jours.
« La plus jeune victime avait 14 ans au moment des faits. Vendredi, à l’audience du tribunal correctionnel, elle était absente car en cours. Son père, lui, a fait le déplacement. Carrure imposante, il a usé de peu de mots, laissant la présidente narrer cette histoire. Cette nuit-là, réveillée par sa fille et comprenant que la vitre arrière d’un véhicule venait d’être brisée, en plus d’un rétroviseur et des rayures sur la portière d’une seconde voiture, il n’hésite pas longtemps. Sa femme appelle la police, lui part au contact, armé d’un bâton en bois. Il tente de chasser le groupe, composé d’au minimum quatre personnes selon les témoignages. En donnant un coup avec puissance, son objet se brise. Il se retrouve à mains nues, toujours en infériorité numérique. Et ce qui était à craindre arriva : il raconte s’être pris une salve de coups par trois garçons, avoir été touché aussi par un caillou, le faisant saigner sur le haut de la tête. On lui lance dessus également une bouteille de verre et on le frappe avec une barre en fer. » Ils ont ramassé tout ce qu’ils pouvaient , se souvient le malheureux. Descendue elle aussi, sa fille s’est pendant ce temps retrouvée en duel avec une fille du groupe. Elle a essuyé plusieurs coups de poing. À eux deux, père et fille ont eu dix jours d’ITT. Tête, épaules, dos ou encore un pouce ont été abîmés, principalement du côté de monsieur.
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Anthony Fillet



