Accusé d’avoir notamment ouvert le feu sur un gendarme à Ponérihouen il y a bientôt deux mois, un homme a vu à son sujet la justice mandater, avant de pouvoir se prononcer, un psychiatre afin qu’il réalise une expertise. Problème : la convocation a mis un mois et demi à être envoyée. Trop tard pour disposer du rapport à l’audience.
Un habitant de Ponérihouen, 43 ans, a été présenté en comparution immédiate vendredi matin devant le tribunal correctionnel de Nouméa. Il lui est reproché des faits graves : dans sa commune, le 11 juin, il aurait crié, menacé et brandi une barre de fer contre plusieurs personnes, dont au moins un membre de sa famille. Il aurait ensuite tiré au fusil en direction des gendarmes, sans les toucher : une incapacité totale de travail (ITT) de dix jours a tout de même été ordonnée par un médecin.
Interpellé rapidement, le mis en cause a été placé en détention provisoire le 13 juin. Quatre jours plus tard, à l’audience correctionnelle, il a été décidé d’un renvoi du dossier au 1er août, avec maintien en détention provisoire le temps qu’une expertise soit effectuée.
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Anthony Fillet



