L’Union calédonienne a tenu une conférence de presse jeudi à Magenta, afin d’expliquer pourquoi le parti rejetait en bloc l’accord conclu et signé à Bougival.
Évidemment, la question était de savoir pourquoi, alors que la délégation de l’UC-FLNKS n’était pas d’accord avec les termes de l’accord, l’a-t-elle signé ? Parmi les raisons avancées, celle d’Emmanuel Tjibaou, expliquant qu’il ne s’agissait que d’un « pré-accord », que la délégation avait certes signé, mais pas paraphé. À cela s’ajoute la position d’Omayra Naisseline (du parti politique Dynamique autochtone), qui envisage de retirer la signature qu’elle a apposée au bas du document daté du 12 juillet. Par ailleurs, pour la délégation de l’UC-FLNKS, la signature lui a été forcée, notamment par l’intervention d’Adolphe Digoué (de l’UNI-Palika) aux dernières heures des négociations à Bougival.
Un précédent
La signature, cela semble être un problème chez les indépendantistes. Car il y a eu un précédent. Souvenons-nous en effet du document afférent au dégel du corps électoral négocié en 2023, et ayant été signé par les partis politiques indépendantistes, lesquels s’étaient ensuite rétractés, assurant qu’ils n’avaient rien signé. On se souvient sur ce point de l’intervention au Sénat de Gérald Darmanin, alors ministre de l’Intérieur et des Outre-mer. « Mais quand vous dites que je suis un menteur », avait-il déclaré à une interpellation du sénateur Xowie, « et que personne n’a rien signé, je vous donne le document : ça n’est pas le logo de la République française, c’est bien le logo du FLNKS ! Il y a 12 pages dans ce document d’accord global. Le dernier point, le troisième, il s’appelle le corps électoral provincial, et la signature en dessous c’est celle de monsieur Victor Tutugoro et de monsieur Roch Wamytan, qui représentent les deux négociateurs. »
Nicolas Vignoles



