Face aux atermoiements de l’UC-FLNKS-CCAT, qui nous chante « tu veux ou tu veux pas », il y a la force tranquille des autres délégations, et en particulier de l’UPM et du Palika chez les indépendantistes. Si la délégation du FLNKS mégote sur un « pré-accord » qui réclame selon elle d’être rediscuté et renégocié, le Palika, réuni samedi en Congrès extraordinaire, a été clair. « On n’a pas à changer une virgule ou un mot, il faut le laisser tel quel », a déclaré Jean-Pierre Djaïwé, et ce dernier d’ajouter que les négociations ont accouché d’un compromis offrant qu’il n’y ait ni vainqueur ni vaincu, mais garantissant la paix. La paix, depuis le 13 mai 2024, c’est une notion et un mot que nous avions un peu occultés. Il faut dire aussi que chez les plus radicaux des indépendantistes, qui commentent à tour de bras l’accord de Bougival, envahissant les réseaux sociaux, ça n’est pas non plus ce qui est recherché. Non, l’accord conclu après dix jours de négociation n’a pas débouché sur Kanaky, comme on le leur a fait croire jusqu’à les pousser à s’armer de cocktails Molotov pour tout détruire. Alors, quand leur délégation rentre en ayant signé un texte de compromis, ça hurle, et la délégation cherche des faux-fuyants, des expédients, pour s’en sortir. Mais personne n’est dupe, et nous sommes bien conscients en revanche de ce qui a été vraiment négocié et vraiment conclu.
Nicolas Vignoles



