La conférence de presse qu’a tenue la délégation UC-FLNKS de retour de Paris aura été intéressante et significative de l’état d’esprit dans lequel se trouvent à la fois les membres de la délégation et les militants.
Si certains pensaient que la route de l’accord conclu à Bougival serait simple et linéaire, ils le faisaient sans compter sur l’UC-FLNKS-CCAT. De retour de Paris, où ils ont donc pris part pendant dix jours aux négociations et signé un accord au même titre que les autres délégations, les membres de l’équipe mandatée par le mouvement ont annoncé n’avoir pas signé un accord pérenne et définitif, mais un pré-accord encore à négocier. Pour beaucoup, on imagine à Paris, ces déclarations ont dû faire l’effet d’une douche froide. « Nous, on a signé, c’est signé, hein ! On ne va pas mettre du blanc dessus », a déclaré Emmanuel Tjibaou, chef de la délégation. « Je veux dire par là que, nous, notre engagement c’est sur le projet d’accord qu’on soumet. Comme le ministre d’État nous a dit, là c’est un projet d’accord en l’état qu’on ramène au pays et puis en amont, on corrige, on fait examiner par les experts, et c’est ça qui fait l’objet de l’accord définitif. Comme je l’ai dit tout à l’heure, nous on n’a pas mandat pour signer un accord définitif, nous on avait un mandat pour pousser la négociation et revenir avec des accords de principe. » Tout cela s’examine et s’analyse.
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Nicolas Vignoles




