Le ministre d’Etat, en charge des Outre-mer, est revenu sur la signature de l’accord pour l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie, samedi à Bougival. S’il se montre évidemment satisfait de cette avancée, il sait que le chemin est encore long. Notamment pour les politiques calédoniens.
Depuis février dernier, et sa première venue sur le territoire en qualité de ministre d’État en charge des Outre-mer, Manuel Valls marche sur des œufs à la recherche d’un compromis. Un jeu d’équilibriste sur lequel il a longtemps buté. Jusqu’à ce fameux samedi 12 juillet, à Bougival, où il a réussi à faire signer un accord, intitulé « le pari de la confiance », à l’ensemble des délégations calédoniennes. « Il faut toujours, quand on négocie, quand on discute, se dire qu’un échec est possible (…) Mais s’il n’y avait pas eu d’accord, le risque était celui d’un effondrement de la Nouvelle-Calédonie. L’économie va très mal, la situation sociale est très inquiétante. Le risque était aussi celui de la radicalisation et du retour, d’une certaine manière, de la violence, voire de la guerre civile. Donc, les différentes délégations ont agi avec beaucoup de responsabilité », estime l’ancien Premier ministre, invité de la matinale de France Inter.
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Claire Gaveau




