L’encre des signataires à peine sèche, que les critiques les plus vives se déployaient sur les réseaux sociaux, émanant tant des indépendantistes que des partisans de la France. C’est ma foi dans la logique des choses. Aucun accord (et Dieu sait qu’il y en eu chez nous) n’est jamais parvenu à faire l’unanimité, parce que ce n’est jamais ainsi que ça se passe. Mais sans doute davantage que pour les accords de Matignon et Nouméa, un devoir d’explication s’impose, première étape d’un long processus menant à la ratification de l’accord par les Calédoniens. En métropole aussi, les réactions ont été contrastées. Les plus vives émanent des extrêmes, La France Insoumise comme le Rassemblement National ont souligné ce qui est à leurs yeux, « l’ambiguïté » qui entoure l’accord, mais évidemment pas pour les mêmes raisons. Ce qui d’une certaine manière pourrait confirmer que ce « Pari sur la confiance » est bien un accord équilibré. Mais ce qui gêne davantage encore ces extrêmes, c’est que cet accord dont tout le monde a mis en avant le caractère historique, est qu’il aura été signé sous l’ère d’Emmanuel Macron et l’égide de l’ancien socialiste Manuel Valls. Il y a donc dans ces réactions des LFI et du RN, comme un peu de politique politicienne. On en sourirait, si cela ne risquait d’avoir un impact sur les discussions parlementaires qui accompagneront le processus.
Nicolas Vignoles



