Les élus de Wallis-et-Futuna étaient reçus la semaine dernière à la province Sud pour évoquer les projets communs, dont l’ouverture prochaine, à Nouméa, de la Maison de Wallis-et-Futuna.
Renforcer les liens historiques et diplomatiques entre la Nouvelle-Calédonie et Wallis-et-Futuna : c’était l’enjeu de la rencontre organisée mercredi à la province Sud. Le président de l’Assemblée territoriale de Wallis-et-Futuna, Munipoese Muli’aka’aka, et plusieurs membres de sa délégation ont été reçus par Gil Brial, 2ᵉ vice-président de la province Sud, ainsi que par les élus Françoise Suve et Alesio Saliga. L’occasion d’évoquer l’avancement de la Maison de Wallis-et-Futuna, un projet d’envergure financé à hauteur de 200 millions de francs par la province Sud. Retardé par les émeutes, le chantier touche à sa fin. L’ouverture de ce lieu de vie et de culture est prévue pour le mois de juillet. Plus qu’un bâtiment, il s’agira d’un espace dédié à la valorisation des traditions, savoir-faire et initiatives locales dans les domaines éducatif, sportif, associatif et artistique. Cette visite s’inscrit dans une série de rencontres institutionnelles visant à entretenir et développer les relations entre les deux territoires.
Rencontre avec le Haut-commissaire
Munipoese Muli’aka’aka a également été reçu par le Haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, Jacques Billant, dans le cadre d’une rencontre officielle empreinte de solennité. Les discussions ont permis de rappeler la profondeur des liens qui unissent la France, la Nouvelle-Calédonie et Wallis-et-Futuna. Des liens anciens, forgés par l’histoire commune et entretenus par des échanges réguliers. Symbole de cette relation durable, la Résidence du haut-commissaire abrite un faré, construit à l’occasion de la visite de Jacques Chirac en 2003, dont les poteaux sculptés sont l’œuvre d’artistes wallisiens. Cette visite, marquée par des échanges riches et respectueux, témoigne de la volonté partagée de continuer à faire vivre et évoluer ces relations dans le respect des traditions et de l’attachement républicain.
Claire Rio-Pennuen



