Déjà mise à mal, la prise en charge des patients ne s’arrange pas dans le Nord. Le Centre Hospitalier du Nord vient de communiquer sur le nouveau régime qui s’applique jusqu’à la fin du mois.
Pour les 50 000 habitants, accéder aux soins de base est devenu un véritable parcours du combattant. Et pour cause. Les dispensaires du Grand Nord n’assurent plus d’astreintes depuis des mois, à quelques exceptions près ; les déplacements du SMUR sont limités ; et ce mois-ci, « en raison du manque d’effectifs infirmier et médical », justifie le CHN, l’offre de soins en province Nord a encore été rabotée.
Jusqu’à la fin du mois de février, les urgences sont encore fermées dans les hôpitaux de Koumac et de Poindimié, alors qu’elles avaient été maintenues en journée pendant plusieurs mois. Au CHN de Koumac, il n’est même plus possible d’être vu par un professionnel. « Faute de médecin, les consultations externes sont fermées jusqu’au 28 février ». AU CHN de Poindimié, en revanche, des consultations externes sont possibles du lundi au vendredi sur rendez-vous. En cas d’urgence, il faut appeler le 15 ou se rendre directement aux urgences du pôle sanitaire du Nord de Koné.
Koné résiste
Le pôle sanitaire de Koné est le seul établissement à fonctionner à peu près normalement dans le Nord, bien qu’en mode dégradé en raison du manque d’effectifs. Le service des urgences est ouvert 24h/24.
Les soins externes et l’hôpital de jour, pour les chimiothérapies notamment, accueillent les patients. Les consultations sont également ouvertes au même titre que le service de maternité (interrompu du 30 décembre au 8 janvier), qui a pu rouvrir grâce au recrutement d’un médecin anesthésiste. L’établissement hospitaliser recrute par ailleurs des infirmiers, des techniciens de laboratoire, des sage-femmes, etc. pour maintenir ses activités. Mais la situation est loin d’être idéale et la population souffre des distances à parcourir pour se faire soigner.
Béryl Ziegler




