Les syndicats occupent le terrain

Plusieurs syndicats ont tiré la sonnette d’alarme, hier après-midi, en amont du vote de la prolongation du chômage partiel spécial exactions au Congrès. Aujourd’hui, « le contre-pouvoir est là », assurent-ils, réunis en intersyndicale pour la première fois depuis plusieurs mois.

La Fédé, l’USTKE, l’UT CFE-CGC, l’USOENC et la Cogetra ont manifesté leur « inquiétude» face à l’examen du texte examiné par la commission permanente. Au programme du Congrès : la prolongation du chômage partiel spécial exactions qui a pris fin au 31 décembre. Un dispositif dont il est prévu de modifier certains critères. Comme par exemple le taux de rémunération du chômage qui pourrait être réduit de 70 % à 50 % du salaire horaire minimum garanti, et son plafond applicable être porté de 2,5 fois ce montant à 2 fois. Un sujet de mécontentement pour l’ensemble des syndicalistes, qui défendent le pouvoir d’achat des salariés. Las de « l’instabilité politique et institutionnelle », Jean-Fidèle Malalua, de l’USTKE, alerte depuis plusieurs mois sur l’arrêt de ce chômage bonifié « qui concerne 10 000 à 11 000 personnes ». « Aujourd’hui, beaucoup de familles crèvent la faim », assure-t-il. Tony Dupré, vice-président de la Cogetra, demande pour sa part de la cohérence aux élus.

« Pas facile pour les gens »

« La semaine dernière, ils n’ont pas touché aux taux de la TGC pour ne pas impacter le pouvoir d’achat. Alors, aujourd’hui, ils doivent garder cette cohérence. Ce n’est pas facile pour les gens de vivre avec 70 % de leur salaire, alors vivre avec 50 % ce n’est pas entendable. » L’intersyndicale appelle également de ses vœux des contrôles du dispositif pour lequel « il y a eu des abus ». « Le chômage partiel était devenu confortable pour certaines entreprises, il faut le dire. Revoyons les critères », suggère Tony Dupré. Après le vote favorable hier au Congrès, la question du financement reste prégnante. Christophe Coulson, président de l’UT CFE-CGC, en convient : « La solution ne passe que par une rallonge de l’État ».

Béryl Ziegler

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