Un infirmier a été jugé devant le tribunal correctionnel pour avoir volé du matériel médical à sa consœur qu’il a ensuite harcelée pour lui réclamer de l’argent. La victime se dit épuisée psychologiquement. Le tribunal a tranché en sa faveur.
Il lui a pourri la vie parce qu’il n’a pas supporté d’être congédié du jour au lendemain. Un infirmier libéral a comparu devant le tribunal correctionnel de Nouméa, mardi, pour s’être vengé contre une consœur en lui volant du matériel médical et un agenda professionnel avant de la harceler pendant deux mois, en 2023, provoquant un effet dévastateur sur sa santé psychique dont elle a encore bien du mal à se remettre. « Je vous avertis », a annoncé la présidente à l’ouverture des débats, « vous n’êtes pas devant le tribunal du travail ou de commerce. Ce n’est pas le lieu pour régler votre litige financier. Nous sommes ici parce que Monsieur est poursuivi pour vol et harcèlement ».
L’histoire peut se résumer ainsi : le 21 mars 2023, le prévenu reçoit un message de l’infirmière libérale pour qui il travaille depuis un peu plus d’un an à Païta, l’informant qu’elle ne souhaite plus travailler avec lui et qu’elle se chargera, dès le lendemain matin, de la tournée de la patientèle. « Il faut voir un peu la brutalité de la méthode quand même », souligne l’avocat de la défense, Me Cédric Bull. Son client ne compte pas en rester là. Le lendemain matin, il s’introduit dans le cabinet médical et subtilise du matériel médical et un agenda professionnel contenant des ordonnances de patients. Il quitte alors le cabinet et s’en va soigner quelques patients. « Je ne voulais pas les laisser tomber et qu’on m’accuse ensuite de non-assistance à personne en danger. Je suis un professionnel assidu qui respecte la déontologie », se défend-il, quelque peu maladroitement. Car personne ne semble croire ses propos.
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Jean-Alexis Gallien-Lamarche



