Malgré la reprise des transports en public le 1er octobre dernier, la situation demeure chaotique. D’un point de vue sécuritaire tout d’abord, alors que plusieurs bus ont été caillassés, mais surtout d’un point de vue économique. Un bras de fer sans fin alors que certains dénoncent des « pratiques d’un autre temps ».
Un parcours plus que jamais semé d’embûches. Ce n’est pas nouveau, les émeutes du mois de mai ont mis à mal la société et l’économie calédonienne. Les transports en commun n’ont pas été épargnés. Déjà en difficulté financière avant les émeutes, en raison notamment d’une organisation difficilement compréhensible pour le grand public, le réseau Tanéo a aujourd’hui la tête sous l’eau. Le 1er octobre pourtant, quinze jours après le coup de force de Karuïa, qui avait décidé d’une reprise unilatérale sans en avertir personne, les bus ont repris place sur les routes. Non sans mal, non sans danger. Car, si la sécurité a toujours été une priorité pour le Syndicat mixte des transports urbains (SMTU), organisation de tutelle des deux délégations de service public que sont Karuïa et Carsud, force est de constater que les risques demeurent. Ainsi, selon nos informations, plusieurs dizaines de caillassages ont été recensés depuis la reprise malgré un dispositif de sécurité mis en place en collaboration avec les forces de l’ordre et les nombreux renforts venus de Métropole. « Il n’y a pas eu d’agression à proprement parler, il n’y a pas eu de personnes blessées mais plusieurs passagers ont été vraiment choqués », glisse ainsi une source proche du dossier. Cela s’est passé dans des quartiers dits sensibles, principalement à Rivière-Salée, à Kaméré ou encore à Magenta.
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Claire Gaveau




