Un quinquagénaire, accusé d’avoir, « pour rigoler », eu, entre autres, des mains baladeuses plusieurs fois dans un cercle amical et familial à Païta, a été, le 8 novembre, condamné par le tribunal correctionnel de Nouméa à de la prison, sans incarcération.
Il a 54 ans, est né à Nouméa, vit au Mont-Mou, à Païta. Mécanicien à son compte ayant vu son dock « brûler » pendant les émeutes, il est père de deux enfants adultes, est divorcé et a aujourd’hui une compagne, raconte-t-il. Son casier judiciaire (alcool au volant en 2000, 2012, 2015 et 2022) montre un penchant pour une consommation régulièrement excessive. Auditionnée, son ex-femme confirme pour la boisson. Selon elle, il aurait aussi un problème dans son rapport au sexe : elle confie qu’il a, il y a une dizaine d’années, montré à son fils un film pornographique quand le petit avait 5 ans.
Il est reproché à cet homme, qui assume proposer des relations tarifées à des femmes, souvent jeunes, de son entourage, d’avoir eu, à plusieurs reprises entre le 20 septembre 2020 et le 5 février 2023, des gestes et des comportements déplacés envers deux filles d’une même famille (l’une était adolescente, l’autre était majeure depuis peu) : selon les victimes, des cousines, cela allait de mains baladeuses (sur les fesses, les épaules…) à des incursions répétées et sans frapper (au prétexte de venir récupérer un chargeur de téléphone) dans la chambre de la plus jeune (par exemple pour l’observer quand elle sort de la douche). Il y aurait aussi eu des tapes sur les fesses devant des témoins, des rapprochements impromptus dans le dos avec souffle dans la nuque ou le cou, un manou soulevé ou encore, concernant la plus âgée, qui effectuait un stage professionnel à ses côtés, au moins une proposition (refusée) de fellation, lors d’un trajet en voiture.
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Anthony Fillet



