Cela peut aussi être un bon compagnon. Il y a bientôt deux mois, pourtant, il a été ni l’un, ni l’autre. Le tribunal correctionnel de Nouméa l’a envoyé au Camp-Est.
C’était un mardi. La nuit est tombée depuis peu. Le 27 septembre dernier à Nouméa, Jérémie O. débarque, ivre, chez la mère de son ex-compagne, enceinte de cinq mois, a priori le fruit d’une autre relation. Énervé, devant le bâtiment, il lui donne des coups de poing notamment au visage, des coups de pied dans le ventre et lui tire les cheveux. Leur petite fille, âgée d’environ 2 ans, est témoin de la scène : elle pleure. L’homme, en colère entre autres parce que la jeune femme porte du rouge à lèvres, tente de lui arracher des bras l’enfant. « Un ami intervient » pour mettre fin au pugilat, narre la présidente du tribunal. L’enquête révèle qu’il y a déjà eu d’autres épisodes violents depuis le 1er janvier 2023 : à la fin de cette année-là, par exemple, il aurait jeté un saladier sur elle. De cette relation chaotique, officiellement terminée en mai dernier, le corps de la victime, présente à l’audience, porte la trace de coups reçus, y compris sur le crâne.
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Anthony Fillet



