Un père de famille a été condamné vendredi par le tribunal correctionnel de Nouméa à une peine de dix-huit mois de prison ferme pour avoir agressé sa compagne avec une enceinte et un sabre, la semaine dernière. Sous contrôle judiciaire pour des précédentes violences, il a été incarcéré.
Il avait été prévenu… il y a trois mois à peine. Placé sous contrôle judiciaire le 28 août dernier pour des violences conjugales, il devait être jugé à la fin novembre. Il a finalement été confronté à la justice bien plus tôt que prévu. Car la semaine dernière, à seulement quelques jours de son procès, il a enfreint les engagements qu’il devait respecter, notamment l’interdiction (il va sans dire) de recommencer les faits, de revoir sa compagne et de se rendre au domicile familial. Le mardi 12 novembre, il débarque dans l’appartement alors que sa femme s’occupe des trois enfants. Il est furax et toute la famille s’en rend vite compte. Sans un bonjour, il promet de tous les tuer. « Il tapait dans les murs avec ses poings, j’ai insisté pour qu’il s’en aille. Il ne voulait rien entendre », témoigne sa femme. Le père de famille, salarié dans le BTP, cherche partout dans l’appartement des cigarettes. « Je suis accroc au tabac. Il me faut ma dose, c’est ma drogue », affirme-t-il devant les magistrats, d’un ton sérieux. Il assure « ne pas réussir à contrôler » ses émotions, surtout quand il ne fume pas. Sous les yeux de ses enfants terrorisés, qui se sont cachés dans leurs chambres, l’homme retourne le domicile sans rien trouver. Dans le salon, il s’empare d’une enceinte et porte deux coups au crâne de madame. « Elle criait, ça ne faisait qu’empirer les choses. Ça me fait encore plus monter en pression. »
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Jean-Alexis Gallien-Lamarche



