Un homme a été condamné par le tribunal correctionnel de Nouméa à de la prison avec sursis pour avoir proféré des outrages à l’encontre des militaires de la gendarmerie, à Pouébo. Il leur reprochait un doigt d’honneur quinze jours auparavant.
Une « action bête » qu’il regrette aujourd’hui et qui lui a valu une première ligne à son casier judiciaire. Un homme d’une vingtaine d’années a écopé d’une peine de trois mois de prison avec sursis prononcée par le tribunal correctionnel de Nouméa pour avoir vociféré tout un tas d’insultes et de menaces de mort sur des gendarmes, le 25 septembre.
Poursuivi pour « outrages » et « menaces de mort », le prévenu, jusqu’alors totalement inconnu de la justice, était accusé d’avoir crié « À bas les blancs » alors qu’il sortait de son champ et qu’une patrouille venait de le dépasser sur la route, à hauteur de la tribu de Tchambouène, à Pouébo. Les militaires s’étaient arrêtés sur le bas-côté de la chaussée pour contrôler l’individu, qui a complètement dérapé. « T’es en Kanaky ici, faut pas s’arrêter ici, tu n’as pas le droit de parler » ; « À bas la France, on n’aime pas vos couleurs » ; « On est en lutte » ; « On va vous mettre une balle dans la tête pour venger les frères de Saint-Louis » ; « On vous bute en mode Al-Qaïda ». Une logorrhée filmée par les caméras-piétons des gendarmes et retranscrite sur procès-verbal.
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Jean-Alexis Gallien-Lamarche



