Le 30 juin, un jeune homme de 23 ans, déjà condamné par le passé à neuf ans de prison ferme pour avoir tabassé un homme de 77 ans avec un tamioc sans raison apparente, a été interpellé au Mont-Dore en état d’évasion, quelques jours avoir multiplié les méfaits. Armé jusqu’aux dents avec un lance-pierres et un revolver 357 Magnum chargé de munitions spéciales, il a été placé en garde à vue puis jugé jeudi en comparution immédiate à Nouméa.
Ce jeune homme, rejeté par sa famille et perçu comme « le loup blanc » par ses proches, a quitté l’école en classe de 3e. Depuis, il semble s’être trouvé une vocation dans la délinquance. Habitué des tribunaux, il accumule les condamnations pour vols aggravés, dégradations, violences diverses, et même une évasion en décembre 2022. Théoriquement libérable en 2029, il a opté pour une fugue prolongée lors d’une permission de sortie en janvier 2024, assurant être « fatigué d’attendre », ce qui n’a pas manqué d’interpeller le président du tribunal.
L’audience, jeudi, a été particulièrement animée, portant sur plusieurs infractions spectaculaires. Le 23 mars 2021, lors d’un vol par effraction en réunion, la victime, réveillée en sursaut par un bruit inhabituel, avait saisi un sabre en criant avec détermination : « Je vais te sabrer! ». Terrifié, le jeune homme avait pris ses jambes à son cou, en laissant la victime se faire aveugler par la lumière de son complice. Les empreintes digitales retrouvées sur place et ses aveux ultérieurs avaient permis de clore cette affaire.
Il a également avoué un vol dans une voiture le 22 mai 2024 au Mont-Dore, affichant un air indifférent lorsqu’on lui a demandé des détails sur les infractions. « La baie vitrée n’était pas fermée à clé, j’ai juste poussé », il a donc pu rentrer dans l’habitation sans encombre, se justifiant ainsi avec une désinvolture surprenante.
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Margaux Lorenzini



