Un habitant de Thio, 19 ans, a participé aux affrontements avec les forces de l’ordre le 23 juin à Boulouparis. Il était jugé jeudi à Nouméa.
Des soldats arrivés de l’est sur le front de l’ouest. C’était il y a trois semaines, en Brousse. « Les gens de Boulouparis ont appelé la bande de Thio » pour venir « renforcer le barrage » face aux forces de l’ordre qui tentaient de libérer l’axe principal et ô combien stratégique, la RT1. À Thio, poursuit l’homme jugé jeudi, ce sont « les grands qui nous dirigent », des « femmes », de la Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT). Leurs consignes : aller aider sans se mettre en danger, sans caillasser les gendarmes. S’il les a tout de même visés, « c’est avec notre conscience », avance-t-il. Pourquoi y est-il allé ce dimanche-là ? « On a vu tout le monde partir, on est partis » aussi. L’effet de groupe. « On était une dizaine. »
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Anthony Fillet



