Jeudi dernier, la mairie du Mont-Dore avait réuni l’ensemble des acteurs concernés de près ou de loin par le projet d’une route de contournement de la tribu de Saint-Louis. Un projet ancien que la nouvelle équipe municipale veut voir aboutir.
Le Mont-Dore aura-t-il, un jour, une seconde route pour désenclaver le sud de la commune ? Si personne n’est encore en capacité de prédire les suites données à ce long serpent de mer, dont la genèse remonte à plusieurs dizaines d’années maintenant, le sujet était une nouvelle fois sur la table jeudi à la mairie. Pour la première fois, Nina Julié, élue à la tête de la commune mondorienne en mars dernier, a réuni le « comité consultatif sur la deuxième route du Mont-Dore ». Ce dispositif, créé en juin dernier, doit permettre à toutes les parties prenantes de ce dossier « de disposer du même niveau d’information et de pouvoir participer à un débat éclairé ». C’est, en résumé, une instance de concertation, de suivi et d’échange qui a un rôle exclusivement consultatif.
Il n’est pas sans intérêt pour autant alors qu’il a au moins le mérite de réunir toutes les composantes de ce dossier ô combien difficile. Ainsi, ont pris place autour de la table les élus municipaux, les principales institutions comme le Haut-commissariat, le gouvernement ou encore la province Sud, différentes associations comme l’Association citoyen mondorien, SOS Mangrove ou Red Ground, les chefferies de différentes tribus et enfin plusieurs acteurs économiques à l’image du Medef, de la FEINC, de la CPME ou encore de la FCBTP. « Je voulais que les choses puissent être dites, que tout le monde se parle franchement, que ce soit avec les formes ou sans les formes », résume aujourd’hui Nina Julié. L’occasion aussi pour la responsable de Générations NC de poser clairement la question à tout le monde : « Est-ce que l’on s’arrête là ou est-ce que l’on continue ? Cela ne sert à rien de mentir aux Mondoriens, de faire croire quelque chose. Je sais qu’il y a beaucoup de Calédoniens qui sont contre, parmi lesquels on retrouve également des Mondoriens, parce que c’est un financement considérable, donc il était important de poser la question. »
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Légende photo : Cette deuxième route représente des enjeux multiples, que ce soit au niveau de la sécurité, du développement économique mais aussi de la qualité de vie.
Claire Gaveau.

