Le 26e Congrès du pays kanak s’est ouvert vendredi matin avec les différentes prises de parole des institutions calédoniennes. Naïa Watéou, la vice-présidente du Congrès, a notamment évoqué la place de la coutume dans la société.
Le 26e Congrès du pays kanak s’est ouvert vendredi en présence des différents représentants des aires coutumières évidemment, mais aussi du Haut-commissaire de la République Jacques Billant, de la vice-présidente du Congrès Naïa Watéou, du membre du gouvernement Billy Forest ou encore des autorités judiciaires et militaires. Le discours de Naïa Watéou n’est pas passé inaperçu alors qu’elle a misé sur « une parole respectueuse, mais aussi une parole de franchise ». « Par votre travail, le temps du silence n’est plus, notamment sur certains sujets sensibles », a-t-elle débuté, saluant les avancées réalisées sur l’alcool et sur les addictions. « Il n’y a plus d’excuses aujourd’hui sur les addictions qui creusent de profondes fractures au sein de nos clans, de nos familles. Elles nourrissent des violences, des viols, des agressions qui touchent trop souvent nos foyers dans le silence. Il en va de même pour les violences faites aux femmes et la maltraitance infligée à nos enfants », a-t-elle avancé, rappelant également des collaborations sur des sujets « moins sensibles, mais tout aussi fédérateurs » comme la vision kanak de l’océan, l’économie sociale et solidaire, le livre blanc des quartiers.
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C.G.

