L’USTKE pointe du doigt la “grande responsabilité” du gouvernement français

CCAT et USTKE ont publié ce vendredi après-midi un communiqué pour évoquer la “responsabilité” du gouvernement français dans les émeutes qui perdurent depuis cinq jours en Calédonie.

Après la Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT), l’Union syndicale des travailleurs kanak et des exploités (USTKE) a pointé du doigt la responsabilité de l’Etat français dans la situation insurrectionnelle qui persiste depuis cinq jours sur le territoire. “Face à l’entêtement de l’État à vouloir imposer la modification de la Constitution, nous dénonçons l’irresponsabilité de l’État et nous le tenons pour responsable des pertes de vies humaines, des exactions et des saccages du tissu économique du pays”, a d’abord écrit la CCAT dans un communiqué.

L’USTKE, de son côté, a évoqué des “événements (…) d’une gravité extrême”. “Le gouvernement central porte une grande responsabilité dans ce que nous connaissons aujourd’hui”, a réagi le syndicat en fin de journée, vendredi. “Malgré les nombreuses mobilisations sans précédentes pour demander le retrait du dégel du corps électoral et l’avis négatif de la majorité des élus du Congrès, celui-ci a préféré continuer sa procédure législative avec l’appui de la droite locale et de ses parlementaires“, a-t-elle poursuivi dans le communiqué, tout dénonçant également la part de responsabilité des “formations politiques locales”.

Un nouvel appel au calme

Et, si elle “comprend la grande frustration” de la jeunesse calédonienne d’être “laissée pour compte”, l’Union syndicale déplore cependant “les saccages récents et les destructions, d’enseignes, de magasins de proximité qui vont accentuer le chaos social et économique pour nos populations“. “Derrière ces sociétés brûlées et détruites, ce sont aussi des salariés, des mamans et des papas du pays, beaucoup de nos familles qui viennent de perdre leurs emplois et leurs salaires“, dit-elle, apportant ainsi son soutien à “l’ensemble des salariés affectés et aux entreprises durement impactées”.

Dans ce contexte, l’USTKE lance un appel au calme. “Des morts sont déjà à déplorer (…) l’USTKE appelle les populations mobilisées de se ressaisir et de revenir au calme” et dénonce en parallèle “la formation de milices armées qui, avec la complaisance de certaines forces de l’ordre, profitent pour commettre des crimes“.

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