Effacer les tags, nettoyer les dégradations, redonner un visage propre aux murs de la commune : telle est la mission de la Brigade citoyenne de lutte contre la pollution visuelle, présentée hier par la Ville de Dumbéa lors d’une visite de terrain sur l’esplanade du collège d’Apogoti.
La maire de Dumbéa, Cynthia Jan, avait annoncé la création de cette brigade de lutte contre la pollution visuelle. Elle l’a officiellement présentée hier sur l’esplanade du collège d’Apogoti. Ce dispositif « partenarial porté par la Ville de Dumbéa », selon les termes de la municipalité, s’inscrit dans le « plan de tranquillité publique qui vise notamment à renforcer les actes de réparation » au sein de la commune.
Il est coordonné par le Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) de Dumbéa, en partenariat avec le Service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) et l’association ACTIVE. La brigade accueille des « personnes placées sous main de justice qui effectuent des travaux d’intérêt général (TIG) », résidant essentiellement sur la commune. Leur mission principale : intervenir sur les tags, graffitis et autres dégradations de l’espace public.
Deux semaines d’intervention par mois
Depuis février et jusqu’en décembre, des équipes de quatre travailleurs, encadrées par un professionnel d’ACTIVE formé à l’accompagnement des personnes exécutant des TIG, interviennent une semaine sur deux sur les espaces publics identifiés par la commune. Elles sont chargées de « recouvrir ou effacer des tags et nettoyer certaines dégradations, remettre en état des équipements et renouveler les protections anti-tags sur les fresques du parcours Dumbé’Art », précise la municipalité. À ce jour, 48 personnes ont exécuté leur sanction dans le cadre de ce dispositif.
Un budget de 5 millions de francs
La collectivité assigne à cette brigade plusieurs finalités, détaillées dans son communiqué : « améliorer durablement le cadre de vie et l’attractivité des quartiers », « réduire l’impact des actes d’incivilité sur l’espace public », « favoriser la responsabilisation et la réinsertion des personnes placées sous main de justice » et « préserver les équipements publics, le mobilier urbain et les fresques communales ». L’opération représente un budget annuel d’environ 5 millions de francs, financé dans le cadre du plan jeunesse de la Ville de Dumbéa, avec le concours de l’État.
B.Z.

