Après le communiqué de Que Choisir Ensemble contestant trois demandes de régulation de marché, la Fédération des entreprises et des industries de Nouvelle-Calédonie (FEINC) réplique point par point. Dans un communiqué, l’organisation affirme vouloir « rétablir la vérité », estimant que ces mesures ne sont pas des rentes de situation mais « le socle d’une politique publique de développement industriel voulue par le législateur calédonien lui-même ».
La Fédération rappelle que la régulation de marché découle de la loi du pays du 6 février 2019, et que son renouvellement « constitue donc une obligation légale et institutionnelle, et non une simple option politique ». Elle inscrit ce soutien dans le contexte d’une économie « durablement fragilisée » par la récession, la crise sanitaire, la guerre en Ukraine et les émeutes de mai 2024.
Glaces, optique, textile : trois dossiers défendus
Sur les glaces et sorbets, la FEINC dément le caractère transitoire de la demande évoqué par Que Choisir Ensemble, affirmant qu’il s’agit d’« une demande de renouvellement à l’identique pour dix ans », portée par une filière qui « emploie plusieurs dizaines de salariés ». Concernant les verres optiques, la FEINC conteste l’association de consommateurs, jugeant « factuellement inexact » le constat qu’aucun verre élaboré ne serait produit localement. Elle avance que « plus de la moitié des références resteraient hors du champ de la mesure sollicitée », et que « 60 à 70 % du chiffre d’affaires du laboratoire producteur local est réinjecté dans l’économie calédonienne ».
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Légende photo : En avril 2025, le gouvernement avait réuni l’ensemble des forces vives de l’économie calédonienne – producteurs, patronat, chambres consulaires, grande distribution, associations de consommateurs – pour engager un audit d’envergure sur les protections de marché.
B.Z.


