Selon les propos tenus par le Haut-commissaire il y a quelques temps sur RRB, la Nouvelle-Calédonie est « pacifiée ». Toute ? Un petit village résiste toujours à la pacification… Et c’est le Mont-Dore. La gestion de la délinquance dans cette commune réclame du doigté et de la prudence certes, mais aussi de la détermination. Et la détermination, cela réclame des moyens, aussi quand on en manque, et bien on ne tient plus rien. Si le verrou Nord du Mont-Dore a été levé, ça n’est sans doute pas parce que la sécurité est désormais assurée de manière pleine et entière dans la commune, mais bien plutôt parce que l’État ne peut mobiliser autant d’effectifs aussi longtemps. La délinquance au Mont-Dore, on sait ce qu’elle est, de qui elle est composée et qui en sont les auteurs. On sait aussi qui en sont les victimes, c’est simple puisque c’est toute la population de la commune. Dans ces conditions est-il possible de baisser la garde dans cette commune que Saint-Louis perturbe depuis des lustres ? L’État semble penser que oui, la municipalité, le maire et l’Association citoyen mondorien s’en étranglent. Dans ces conditions, on peut craindre en effet que les exactions, les actes de délinquance et d’incivilité se poursuivent et gangrènent le quotidien des habitants du Mont-Dore. Â
Lucien Lacombe Â



