Le 19e gouvernement sera élu vendredi. Philippe Blaise figure parmi les personnalités proposées par le groupe des Loyalistes pour composer la nouvelle équipe. Il n’est pourtant plus élu. À 56 ans, le président du MRC devrait malgré tout retrouver un poste politique de premier plan, avec en ligne de mire le budget, la fonction publique et peut-être l’agriculture. Rencontre.
LVDC : Vous voilà donc prêt à rejoindre le gouvernement. Vous aviez pourtant amorcé une sortie de la vie publique. Pourquoi ce revirement ?
Philippe Blaise : Effectivement, je ne souhaitais pas repartir avec les Loyalistes en raison de désaccords sur Bougival et de problèmes relationnels à la province Sud. Je m’étais préparé à revenir dans le privé, dans la banque dont je viens à l’origine. Mais il y a quinze jours, Nicolas Metzdorf m’appelle et me dit simplement : « J’ai deux postes au gouvernement. On a un sujet qui est difficile, c’est le budget. Est-ce que ça t’intéresse de t’en occuper ? » C’était un challenge risqué et une décision lourde, parce que ce n’était pas mon projet au départ. J’ai consulté mon entourage, demandé l’avis de personnes de confiance. Beaucoup m’ont dit que ce serait bien, que j’ai une voix particulière dans le paysage politique et que ce serait dommage que cette voix ne soit plus entendue. J’ai donc accepté.
LVDC : Ce sera une première pour vous au gouvernement ?
P.B : C’est la première fois, oui. Les sujets ne sont pas inconnus pour autant : je connais la banque, le privé, j’ai travaillé sur les finances à la province Sud. Donc je connais bien la situation, les forces et les faiblesses des différentes institutions de la Calédonie, que ce soit la province, la ville de Nouméa, puis la Calédonie au travers de mon mandat au Congrès. Mon parcours, à 56 ans, me donne l’expérience et la maturité pour aborder ce poste avec sérénité. Je ne suis pas inquiet sur ma capacité à animer, à discuter avec les gens, sur l’exercice d’un collectif. J’ai peut-être la vision à 360 degrés qui facilite cette mission. Mais la mission est très difficile…
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Propos recueillis par Béryl Ziegler



