Le scrutin s’éloigne, les exécutifs se mettent en place. Ainsi, vendredi le Congrès, et le gouvernement la semaine prochaine. Les trois provinces, pour leur part, sont désormais d’attaque pour un mandat qui, on l’espère, sera le dernier de l’accord de Nouméa et celui de la relance économique. Tout est en place et tout est conforté, l’UNI, l’UC-FLNKS et les non-indépendantistes détiennent chacun une province, et l’Éveil océanien est installé, tout du moins dans le Sud et au Congrès. Les choses sont bien en place, les blocs confirmés, tout est politiquement installé, en dépit des plaintes ou des jérémiades de ceux qui pensaient que le centre existait, et de ceux qui s’affolent de l’abstention, qui, soit dit en passant, est davantage indépendantiste que favorable à la France. Tout est en place en effet pour une grande clarification, dont Paris, qu’il s’agisse du gouvernement comme du Parlement, devra tenir compte. Cette clarification au terme de laquelle pourrait se créer au moins une majorité de gestion de gens désireux de sortir la Nouvelle-Calédonie et les Calédoniens de l’ornière dans laquelle les émeutes de la CCAT les ont précipités. Une majorité dans laquelle les militants et sympathisants désabusés par leurs leaders et leurs mirages d’indépendance, pourraient se retrouver. Nous verrons cela vendredi au Congrès.
Nicolas Vignoles

