On ne dira jamais assez les bien-faits du football qui conduit les peuples de la terre dans la joie ou le désespoir. Il suffit que la balle franchisse la ligne et déforme les filets pour que les malheurs s’estompent, que la misère se taise, que les drames s’évanouissent. C’est cela le miracle du football ! Ainsi tous les 4 ans depuis 1930, la planète Terre ne vit plus qu’à l’heure des matchs, à l’aune des défaites et des victoires, et dans cette joie planétaire, il y a la France. Une France qui se retrouve et s’unit dans les dribbles d’Olise, les attaques de Dembélé, les pénaltys de MBappé. Il faut le football pour que la France s’embrase et s’embrasse et que dans une certaine mesure, les Français retrouvent le goût de la patrie, et à ceux qui s’en étonnent ou s’en offusqunte, disons que cela vaut toujours mieux que de hurler la Marseillaise sur les champs de bataille. Ainsi parfois, le destin du pays dépend d’une étoile que l’on part conquérir et qui ornera ou pas, les maillots bleus, juste au-dessus du cœur. Il faut en profiter, cette joie comme les autres est par trop éphémère, et l’on oublie vite les exploits et les buts, pour retomber dans un quotidien qui n’est pas toujours aussi triomphant qu’un Mondial.
Nicolas Vignoles

