L’ancien dirigeant de la CCAT et désormais président du FLNKS a finalement pris la parole pour exprimer son soulagement, huit jours après le non-lieu général ordonné par les juges d’instruction sur sa responsabilité pour les émeutes de mai 2024. Il attend désormais le jugement de l’appel du parquet avec une grande sérénité, mais ne compte pas attaquer l’Etat français avant la fin de la procédure.
« J’ai passé ma vie à vouloir construire mon pays, vous pensez que c’est pour le détruire ? », argumente Christian Tein lors d’une conférence de presse organisée vendredi 11 juin par ses trois avocats. Le regard grave, taiseux, l’homme s’anime quand il est question de se justifier sur son innocence, malgré les preuves avancées par l’ordonnance de non-lieu : le 5 juin dernier, les juges d’instruction ont estimé qu’il n’existait pas de « charges suffisantes » contre les quatorze mis en examen, jugeant qu’il n’y avait lieu à poursuivre quiconque. « Quand bien même la revendication tendait-elle à obtenir à terme l’indépendance du territoire, elle n’avait pas pour objet de mettre en péril les institutions de la République », ni à prendre le territoire « en attaquant l’État français par les armes ».
Cela faisait pourtant deux ans que la CCAT, dont Christian Tein était le responsable, était suspecté d’avoir méthodiquement organisé les émeutes. Les charges retenues contre lui en particulier incluaient « complicité de meurtre », « vol en bande organisée avec arme », « destruction en bande organisée du bien d’autrui par un moyen dangereux pour les personnes », « participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime et d’un délit », et « participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destruction de biens ».
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Légende photo : Christian Tein, président du FLNKS n’a, selon ses dires, plus de liens avec la CCAT.
Jade Esposito


