« Un salarié bien dans sa tête et dans son travail est un salarié qui s’absente moins »

En Nouvelle-Calédonie comme ailleurs, l’absentéisme au travail peut être provoqué par de réels problèmes psychologiques ou sociaux. Des arrêts à répétition par exemple peuvent être le signe du mal-être d’un salarié. Audrey Cazeneuve, psychologue, et Soraya Tahraoui Douma, assistante sociale, interviennent dans les entreprises pour prévenir les risques d’arrêt liés à ces problématiques.

Comment expliquez-vous aux entreprises l’importance de votre métier ?

Soraya Tahraoui Douma : Je leur dis : chacun son métier. Quand j’interviens, je permets aux employeurs de reprendre leur place, car ils ne peuvent pas tout gérer. De plus, le Covid-19 et les émeutes ont créé des liens de familiarité entre les employeurs et leurs salariés. Résultat : ils n’arrivent plus à mettre de limites. Et nous, si on est là, c’est pour permettre à tout le monde de reprendre son rôle. Et les résultats sont là : dans les entreprises que l’on accompagne, on constate une baisse de l’absentéisme.

Audrey Cazeneuve : Une entreprise n’est rien sans l’humain qui la compose. Donc c’est dans l’intérêt de l’employeur de prendre en charge la santé de ses salariés. Depuis 2009 en Calédonie, l’employeur a une obligation légale et une responsabilité juridique de prévenir les risques professionnels auxquels sont exposés les salariés. Et notamment de mettre en place tous les outils de protection, de prévention, d’accompagnement liés à la santé physique et mentale de ses employés. C’est là que nous intervenons, pour permettre d’éviter les arrêts liés à la santé mentale.

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Absentéisme au travail : à qui la faute ?

Légende photo : Audrey Cazeneuve, psychologue, et Soraya Tahraoui Douma, assistante sociale. Les deux femmes travaillent avec la société MPC, chargée de lutter contre les arrêts de travail abusifs dans les entreprises.

Propos recueillis par Jade Esposito

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