Mélenchon veut l’indépendance ?

Devant 25 000 personnes réunies dans le fief insoumis de Saint-Denis, Jean-Luc Mélenchon a tenu un meeting. Il y a notamment été question de la Nouvelle-Calédonie.

Candidat de La France insoumise à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon au titre de ses promesses de campagne, a annoncé que, lui président, il accorderait l’indépendance à la Nouvelle-Calédonie. Selon le leader insoumis, qui a déjà candidaté à plusieurs reprises à l’Elysée (en vain), sa présidence assumera « le respect des populations et la volonté de les aider à se libérer de toutes les dépendances et dominations ». Alors, à ce titre, a lancé Jean-Luc Mélenchon, « la Calédonie Kanaky ira vers l’indépendance ». Il adresse même un petit message subliminal à la CCAT, des fois que cette dernière aurait des vélléités, en ajoutant que « notre présidence n’enverra jamais la troupe en Nouvelle-Calédonie, comme ce fut le cas sous Chirac ». Mais Jean-Luc Mélenchon n’en est pas à une contradiction près, puisque, concernant l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie, comme l’autonomie de la Corse, il assure qu’il n’y a « aucun tabou au sujet de l’autonomie. La perspective sera le droit complet à l’autonomie quand et seulement quand les populations concernées la souhaitent, et au rythme qu’ils auront choisi ». Le leader insoumis feint donc de méconnaître le fait qu’en Nouvelle-Calédonie, les populations concernées se sont déjà exprimées à trois reprises.

On continuera de résister

Cette prise de position du leader de la France insoumise a suscité la réaction de Sonia Backes, tête de la liste d’union non-indépendantiste aux provinciales. « Nous avons dit NON, NON et NON encore, a-t-elle écrit sur sa page Facebook. Et ça n’a pas été l’indépendance. Pas plus que ça ne le sera qu’il soit ou pas président. Parce qu’on a résisté, et qu’on continuera de résister. » Et la présidente de la province Sud, une nouvelle fois tête de liste, ajoute : « Ce n’est pas Paris qui décide pour nous. Ni pour juger ce que nous avons vécu ici le 13 mai, ni pour décider de notre avenir. C’est nous, et ça commence le 28 juin. » 

Au demeurant, cette prise de position de Jean-Luc Mélenchon n’est pas étonnante. Les plus anciens se souviennent de son engagement en faveur de l’indépendance et du FLNKS, en compagnie de son collègue Julien Dray, lorsqu’il était sénateur socialiste. D’ailleurs, Sonia Backes rappelle les propos tenus à l’époque par Jacques Lafleur à propos de Jean-Luc Mélenchon, le 7 novembre 1989 : « Ce petit sénateur est un petit provocateur. Je voudrais lui rappeler qu’on a connu d’autres barbus (Edgard Pisani, NDLR) et qu’ils ont fait leur sale politique : on les a renvoyés d’où ils venaient. Je voudrais lui souhaiter de s’en aller vite et d’éviter de revenir ici. »

Nicolas Vignoles

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1 COMMENTAIRE

  1. Mélenchon est, plus ça va en vieillissant, un ignoble individu, certes cultivé mais de plus en plus délirant,imbu de sa personne et qui déteste la France et son histoire. D’autres immigrants espagnols sont devenus de bons français, lui a raté la bonne greffe. Il est rest en son âme de la graine de dictateur marxisto-trostkyste avec pour modèle les pires dictatures latino-américaines. Un idéologue qui fera (ou achèvera car elle est déjà bien entamée par Macron et ses prédécesseurs) la ruine de la France. Il fait alliance avec les Frères musulmans et surfe sur la vague migratoire islamique, oubliant que si, par malheur, l’islam devenait un jour majoritaire en France, les gauchards athées comme lui, seraient les premiers balayés par les islamistes. Il entraine dans son sillage une jeunesse déculturée par un système scolaire en faillite quasi complète. Il est déjà un dictateur au sein de son parti, ne tolérant aucune contradiction à ses diktats et serait un dictateur intolérant à toute opposition si par malheur il arrivait au pouvoir à la tête de l’Etat. Ce n’est pas à lui de décider du futur de la Nouvelle-Calédonie mais aux citoyens habitant du territoire qui doivent mesurer quel est leur intérêt bien compris, tous solidaires quelle que soit leur origine ethnique et culturelle. C’est à eux, tous ensemble, de former et de continuer à forger un pays fort, avec son identité particulière, avec leur attachement au territoire et à son passé mêlant culture canaque ou kanak (la lettre k, bien que grecque, ayant semble-t-il des vertus particulières) et française. Une culture qui les distingue des pays anglosaxons qui les entourent, lesquels, par leur passé, n’ont pas de leçons à lui donner !