Cette année, nous commémorons le 80e anniversaire du retour des volontaires du Bataillon du Pacifique. Ils rentraient couverts de gloire, après des combats à Bir Hakeim, en Tunisie, en Italie, en France et en Allemagne. Ils avaient combattu au nom de l’honneur et de la défense de la mère patrie comme leurs vieux l’avaient fait au 1er conflit mondial. La France, la patrie, voilà bien des idées, des valeurs qu’ils ont portées fièrement, et dont il faut nous souvenir. Et cet anniversaire survient quand des politiques qui n’ont pour la France que l’on aime, que le mépris de leur caste et la vindicte de leur idéologie, voudraient nous voir indépendants. Il survient aussi quand des juges se refusent à juger au nom sans doute de la lutte anti-coloniale et de la défense des auteurs plutôt que des victimes. Ceux qui veulent assumer l’héritage des anciens, les niaoulis de 14 comme les volontaires de 40, parce qu’ils savent que la France, c’est la chance du Caillou et sa bénédiction, sont bien seuls désormais. Qui là -bas les écoute, les entend, porte leur parole et assouvit leur désir de France ? Personne dans l’Hexagone n’a rien à répondre aux propos anti-France d’un Mélenchon ? Oui, plus que jamais, rien de notre avenir ne doit se décider à Paris, que ce soit dans les travées du Parlement comme le bureau des juges. La solitude n’est pas cause de l’échec, de Gaulle nous en témoigne encore aujourd’hui !
Nicolas Vignoles

