Le projet autour du chanvre et du CBD pourrait prochainement franchir une nouvelle étape. Un texte porté au Congrès devait être examiné la semaine dernière avant d’être repoussé faute de quorum. Pour le Syndicat du chanvre de Nouvelle-Calédonie (SCNC), ce report ne remet toutefois pas en cause les discussions en cours. Le syndicat espère toujours voir émerger un accord transpartisan afin d’encadrer une filière présentée comme un potentiel levier économique pour le territoire.
« On essaye de construire quelque chose pour le pays », explique Valéry Delage, secrétaire du SCNC. Le syndicat se revendique apolitique et affirme vouloir dépasser les clivages politiques afin de développer une activité profitable à l’ensemble de la population. « On a des gens de tous horizons », poursuit-il, évoquant également l’intérêt de nombreux jeunes issus des tribus qui attendraient désormais un cadre légal pour lancer leurs projets.
Dans le document présenté au Congrès, le SCNC demande notamment la libéralisation du chanvre à moins de 1 % de THC (Delta-9-Tétrahydrocannabinol) pour les usages industriels et liés au bien-être. Le syndicat réclame également l’application des dispositions de la convention unique sur les stupéfiants de 1961, revue en 2020 afin de reconnaître les usages médicaux du cannabis. L’objectif affiché : distinguer clairement le cannabis médical du cannabis récréatif. Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Hugo Hmana

